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Le partage de données au service du consommateur, le futur du Big Data

Qu’est-ce que le Data Sharing ? Comme l’indique sa traduction littérale, c’est le « partage de données » entre plusieurs parties prenantes pour qu’elles bénéficient à chacune d’entre elles, quelle que soit leur activité.

Quand on se concentre sur les données personnelles, on constate que le partage de données est un sujet sensible en France : il touche à la confiance des clients envers les marques. Cette confiance est une pierre angulaire de la relation et de la fidélisation client, et peut être facilement perdue en cas de mauvaise exploitation, de perte ou de partage non autorisé des données. Les enseignes doivent donc rester prudentes et transparentes, sous peine de voir leur image de marque détériorée.

Par ailleurs, la protection des données personnelles est très encadrée par des règlementations nationales et transnationales, qui évoluent en parallèle des innovations technologiques.

Pourtant, cette tendance « data-centric » apporte des opportunités à ne pas négliger, lorsqu’elle est utilisée de manière efficace et mesurée. En France, le marché du Big Data devrait peser 9 milliards d’euros d’ici 2023 ! (Source : Industrie du Futur). En effet, 66% des français accepteraient une utilisation de leurs données personnelles par les entreprises, s’ils étaient certains que cela n’entraînerait pour eux aucune conséquence négative ou dommageable (Source : Boston Consulting Group). La communication sur l’utilisation des données doit donc être un élément majeur de la stratégie des marques.

Depuis quelques années, des initiatives voient le jour autour de l’exploitation des données, menant à la création de nouveaux business models, en fonction des objectifs à atteindre :

    • Fluidification des échanges et de la relation entre clients et fournisseurs
 
    • Analyse et connaissance client pour mieux cibler les messages marketing
 
    • Personnalisation automatique des publicités et contenus
 
    • Augmentation du chiffre d’affaires
 
    • Amélioration de l’offre de services ou de produits

Partout où elle est utilisée, la donnée apporte une valeur ajoutée ; et plus on collecte de données, en temps réel idéalement, plus l’analyse de ces données devient précise, pour des observations qualifiées et fiables. Le partage de données entre acteurs privés, s’il est réalisé avec un encadrement clair et fiable et dans le respect des principes de non-concurrence, peut ainsi devenir une manne pour délivrer de meilleurs messages, produits et services aux clients.

Cette mutualisation de données, pour mieux connaître sa base de consommateurs et ainsi proposer des parcours d’achat et services plus en phase avec leurs attentes, est le futur du Big Data. L’ouverture de la base SIRENE, la plus grande base de données sur l’état civil des entreprises françaises, n’est qu’un exemple des initiatives d’Open Data qui vont dans ce sens.

Elles nous permettent d’imaginer une Data Management Plateform, ou DMP, que l’on pourrait qualifier de « centrale de données », à laquelle des acteurs privés, aux activités complémentaires, auraient accès. Ainsi, le producteur ou l’apporteur de la donnée serait rémunéré, et une charte déontologique devrait être signée par toutes les organisations souhaitant en bénéficier pour respecter le devoir de transparence, et concentrer les efforts sur un objectif commun : l’exploitation de la donnée au service de l’utilisateur.

Lisez l’interview de Patrick Chatanay, co-fondateur Onefirst (anciennement Ezeeworld), sur le site de Stratégies.fr

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